Jour Polaire en Laponie Suédoise


Suède, Tourisme / lundi, décembre 5th, 2016

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Pour ceux qui suivent l’excellente série noire franco-suédoise “Jour Polaire” diffusée sur Canal, l’intrigue se situe en Laponie suédoise et plus particulièrement autour de la ville de Kiruna. Celle-ci est née  d’un projet architectural colossal : la construction d’une ville nouvelle située dans l’extrême nord de la Suède, dans un lieu qui était totalement inhabité. En effet à la fin du XIXe, un bassin ferrière très vaste a été découvert à l’emplacement de la ville actuelle de Kiruna. La mise en service des mines dans cette région quasi-désertique (excepté la présence de samis éleveurs) date de 1899. Ce gisement jouit d’une exceptionnelle concentration (teneur du minerai en fer de 60%) qui a conduit à la construction d’une voie ferrée en 1903 reliant Kiruna au port norvégien de Narvik d’où est exporté le minerai. En 1900, les plans de la ville de l’architecte Per Olof Hallman (1869-1941) ont été acceptés. Gustav Wickman (1858-1916) a lui été chargé de dessiner les villas des directeurs et ingénieurs, les habitations des quartiers ouvriers ainsi que les infrastructures urbaines telles qu’écoles, hôpital, piscine, etc. La gare de Kiruna ainsi que sa réalisation la plus connue, l’église de Kiruna, sont toutes les deux construites dans le style art nouveau scandinave. Cette dernière est nettement influencée par les stavkirker norvégiennes tant dans la forme que par l’utilisation du bois et de la décoration intérieure. (Cf photo) Ces deux bâtiments pourraient bien disparaître prochainement… En effet, après plus d’un siècle d’exploitation, la plus grande mine du monde menace l’effondrement de la ville de Kiruna et ses 23 000 habitants. Effectivement, la mine devenue souterraine depuis 1965 est longue de quatre kilomètres sur 80 mètres de large et plonge à 2000 mètres sous la surface. Les galeries qui s’étendent sur plusieurs centaines de kilomètres si elles devaient encore s’accroître menaceraient la ville mais la fin de son exploitation signerait l’arrêt de mort économique de Kiruna.La compagnie LKAB exploitante et la municipalité ont donc décidé en 2009 de reconstruire la ville quatre kilomètres plus loin. Un immense chantier qui s’étalerait jusqu’en 2099 et qui pose la question du déplacement néanmoins prévu de bâtiments historiques comme l’église ou la gare.

 

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